
55 ans
de ciseaux.
L'histoire de Rosario Di Fiore, plus ancien coiffeur d'Yverdon-les-Bains, et l'héritage qu'il a transmis à son fils John.
Rosario Di Fiore
D'origine sicilienne, Rosario arrive à Yverdon avec sa famille en 1962. Dès l'âge de 13 ans, il sait qu'il veut devenir coiffeur. Il commence son apprentissage à 15 ans chez Monsieur Siegfried Höwler, à la rue Cordey, un maître qui le guide et grâce auquel il progresse rapidement.
Premier du canton à la fin de son apprentissage, il démontre déjà un excellent coup de ciseau et une vraie passion. Après deux ans à Lausanne chez Alain Bianco, Rosario revient à Yverdon et travaille aux côtés de Carmin d'Alonso, à la rue du Lac, avant de reprendre son salon. C'est là qu'il accueille ses premiers clients, et il y restera dix-sept ans.


De père en fils
Pendant plus de cinquante-cinq ans, Rosario a coiffé des générations d'Yverdonnois. Ses clients sont devenus des amis. Il a coupé les cheveux de pères, puis de leurs fils, et même de leurs petits-enfants.
En 1997, il rejoint Toni à la rue de la Plaine, les locaux où le salon se trouve encore aujourd'hui.
En 2003, John rejoint son père au salon. Rosario lui transmet le métier d'homme, geste après geste, et la relève se fait au fil des années plutôt qu'en un jour. Aujourd'hui, c'est John qui dirige le salon, avec la même passion et le même souci du détail. Rosario a pris sa retraite, mais il n'a jamais vraiment quitté le fauteuil : il revient épauler John dès que le salon en a besoin.
Les coiffures modernes demandent une certaine maîtrise, ça ne s'improvise pas.
Photos d'époque




Sur les réseaux et dans le journal
Rosario Di Fiore, Instagram, 8 février 2026Je regarde en arrière et je réalise la chance que j'ai. Certains de mes clients me font confiance depuis le début de mon apprentissage. Aujourd'hui, j'ai même le privilège de coiffer quatre générations d'une même famille !
Le sens de l'accueil, l'attention portée à chacun et le travail bien fait ont toujours été essentiels à mes yeux. Je suis fier de les avoir transmis à mon fils John, qui suit mon chemin et trace aujourd'hui sa propre route, avec talent et personnalité.
Merci au journal Le Nord Vaudois de m'avoir replongé dans tous ces souvenirs. À bientôt, au salon ou ailleurs.
L'héritage continue. La prochaine page s'écrit au fauteuil.
Avant de venir, rencontrez ceux qui vous accueillent au fauteuil.